Forme & Santé

Lait de croissance ou lait de vache : ce que change la teneur en fer

Entre le lait 2e âge et le lait de vache, ce lait 3e âge occupe une fenêtre précise, avec une transition douce et des écarts nets sur le fer et les protéines.

Aurélie Chauvin Par Aurélie Chauvin
3 min de lecture
Lait de croissance ou lait de vache : ce que change la teneur en fer
Photographie d’archive en noir et blanc (1950, Paris, Nationaal Archief) : un jeune enfant boit un verre de lait à une table de cuisine.

En bref

  • Le lait de croissance, ou lait 3e âge, vise les enfants de 1 à 3 ans.
  • Certaines formules peuvent être proposées dès 10 mois, après avis du pédiatre.
  • Le PNNS conseille 500 à 750 mL de produits laitiers par jour entre 1 et 3 ans.
  • Poudre et liquide obéissent à la même réglementation, tout comme bio et conventionnel.

Le lait de croissance se propose en général à partir du premier anniversaire, soit vers 12 mois, et accompagne l’enfant jusqu’à ses 3 ans. Appelé aussi lait 3e âge, il ne remplace pas les repas : il complète une alimentation diversifiée et équilibrée, en apportant du fer, des acides gras essentiels, du calcium et des vitamines.

Une fenêtre entre le premier et le troisième anniversaire

Avant cet âge, d’autres laits prennent le relais. Le lait maternel couvre les besoins du nourrisson ; lorsque la mère ne peut pas ou ne veut pas allaiter, une préparation pour nourrissons est utilisée, puis une préparation de suite, le fameux lait 2e âge, qui accompagne habituellement la période de 6 à 12 mois, quand la diversification commence.

La borne des 12 mois n’est pas absolue pour tous les produits. Selon Parents, certaines formules peuvent être données dès 10 mois. Santé Magazine précise que cela se décide après un échange avec le pédiatre ou le médecin qui suit l’enfant. Ce cas reste lié à la référence choisie : sans indication du fabricant et avis médical, le repère des 12 mois s’applique.

Passer du lait 2e âge au lait 3e âge en douceur

Inutile de basculer du jour au lendemain. Le changement se fait progressivement, en suivant le rythme de l’enfant : un biberon est remplacé, puis un autre, sur quelques jours. Cette méthode laisse le temps à l’enfant de s’habituer au nouveau goût.

Côté quantités, le Programme national nutrition santé (PNNS) rappelle qu’entre 1 et 3 ans, les produits laitiers gardent une place importante, entre 500 et 750 mL par jour. Ce total peut combiner lait de croissance, yaourts et fromages, ce qui laisse de la souplesse aux familles selon les habitudes de l’enfant.

Lait de croissance ou lait de vache entier, ce qui change

La question revient souvent au moment des courses. Les données de la table Ciqual de l’ANSES montrent des profils nutritionnels distincts, et un nutriment pèse particulièrement à cet âge : le fer, qui contribue au développement cognitif normal.

20 à 30 %des enfants manquent de fer durant leurs trois premières années en France
2 fois moinsde protéines dans le lait de croissance que dans le lait de vache entier
Critère Lait de croissance Lait de vache entier
Fer Plus riche Moins riche
Acide alpha-linolénique Trois fois plus Moins présent
Vitamines D et C Plus présentes Moins présentes
Sodium Moins élevé Plus élevé
Prix Généralement plus cher Peu coûteux, facile à trouver

Le lait de vache garde ses qualités : il fournit naturellement du calcium et des protéines de bonne qualité. Il devient pleinement adapté vers 3 ans environ. Aucun lait de croissance n’est meilleur dans l’absolu ; le bon choix dépend des besoins de l’enfant et de l’organisation de la famille.

Bien choisir sa formule au quotidien

  • Poudre ou liquide : les deux formats suivent la même réglementation. Une boîte de poudre entamée se garde environ 3 à 4 semaines selon les marques ; une bouteille de liquide ouverte se range au réfrigérateur et se termine sous 48 heures.
  • Bio ou conventionnel : c’est surtout une affaire de préférence des parents, car les exigences nutritionnelles réglementaires sont identiques. Le bio coûte généralement plus cher.
  • Le goût : un enfant boit plus volontiers un lait qu’il apprécie, son acceptation compte donc dans le choix.
  • Les besoins particuliers : en cas de troubles du transit ou d’allergies, l’avis du pédiatre oriente vers une formule adaptée.

Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Willem van de Poll. Licence : CC0.