Avant le passage à l’heure d’hiver, décaler le coucher de dix minutes par jour

Fatigue, grogne, coucher difficile : le psychologue Stephan Valentin conseille d’anticiper le passage à l’heure d’hiver sans dramatiser, avec souplesse.

Benjamin Josserand Par Benjamin Josserand
4 min de lecture
Avant le passage à l’heure d’hiver, décaler le coucher de dix minutes par jour
Un moment de lecture calme au coucher, un rituel propice a l’endormissement.

En bref

  • Le passage à l’heure d’hiver a eu lieu le dimanche 25 octobre.
  • Décaler le coucher de dix minutes par jour, quelques jours avant, adoucit la transition.
  • Lumière naturelle, soirées en famille et dîners sans écran aident à retrouver des repères.
  • Chaque enfant réagit à sa façon : la souplesse prime sur la règle rigide.

Un enfant plus fatigué, plus grognon ou plus difficile à coucher après le passage à l’heure d’hiver n’a rien d’anormal. Le changement d’heure peut perturber son rythme et compliquer des rituels déjà bien installés, mais tous les enfants ne réagissent pas de la même manière. C’est ce que rapporte le magazine Parents, qui a interrogé le docteur en psychologie Stephan Valentin, auteur.

Ne pas dramatiser, mais comprendre ce qui se joue

Chaque automne et chaque printemps, les parents se demandent s’il convient de décaler les heures des repas et de l’endormissement afin d’accompagner l’enfant dans ce passage. Selon Stephan Valentin, le point central consiste à ne pas transformer cette période en épreuve. Il observe : « Je pense que c’est le monde adulte qui fait une fixation dessus ».

Pour autant, il serait faux de croire que rien ne change. Au moment d’aller au lit, les tout-petits réclament parfois plus de souplesse, puisqu’ils ont leurs propres habitudes et un tempo bien à eux. Le psychologue avertit également : « Il ne faut pas être étonné que les humeurs des enfants soient modifiées, car le rythme biologique se trouve impacté par ce changement donc le sommeil ».

Préparer le coucher en douceur

Plutôt que de bousculer l’horloge de l’enfant en une nuit, le psychologue recommande d’anticiper. Voici les repères qu’il donne :

  1. Quelques jours avant le changement, décaler le coucher de dix minutes chaque jour. Selon lui : « Quelques jours avant, on peut décaler le coucher tous les jours de dix minutes pour ne pas que le décalage horaire soit trop abrupt ».
  2. Accorder à l’enfant le temps nécessaire pour s’habituer, plutôt que de lui imposer sans délai la nouvelle heure. Cette façon de faire épargne en outre une tension supplémentaire aux parents.
  3. Guetter les signaux de fatigue : lorsqu’un enfant bâille ou frotte ses yeux, il a peut-être besoin de dormir, même si la pendule n’indique pas encore l’heure où il s’endort d’ordinaire.
  4. Rester attentif aux réactions de l’enfant plutôt que d’appliquer une règle rigide, et garder de la souplesse sur les horaires comme sur les rituels.

Profiter de la lumière des journées plus courtes

Avec l’heure d’hiver, les jours raccourcissent et la clarté diminue. Stephan Valentin recommande de bénéficier le plus possible du jour naturel. Après la classe, un passage au parc ou trente minutes de jeux en extérieur, si la météo le permet, peuvent s’intégrer à la routine.

Ces moments en plein jour ne sont pas présentés comme une solution unique, mais comme un appui pour traverser la période, au même titre que l’attention portée au sommeil. Pour les familles qui cherchent d’autres repères sur ce terrain, un article du site détaille comment préparer son enfant à dormir.

Des soirées à l’intérieur qui deviennent des rendez-vous

Comme l’obscurité arrive plus vite, on reste davantage chez soi le soir. Pour le psychologue, c’est une chance de se rapprocher en famille : raconter une histoire, jouer ensemble ou cuisiner des gâteaux aide à instaurer de nouveaux repères.

Le dîner peut aussi contribuer à l’apaisement. Stephan Valentin recommande d’éviter téléphones et écrans à table et de limiter les sources de stress : « On essaie d’être le plus détendu possible ». Pour faire parler l’enfant, mieux vaut poser des questions précises sur sa journée que de lui demander simplement ce qu’il a fait.

Profiter du changement pour réévaluer les besoins de sommeil

Le changement d’heure peut enfin servir de prétexte à un petit bilan. Les besoins d’un enfant évoluent avec l’âge, notamment pour le sommeil. Le psychologue suggère de se demander : « L’heure du coucher fixée plusieurs mois auparavant est-elle toujours adaptée ? L’enfant a-t-il besoin d’autant de sommeil ou son rythme a-t-il changé ? »

Ces conseils ne sont pas une règle valable pour tous : ils s’appliquent avec la souplesse que le psychologue met lui-même en avant, en fonction de l’âge et des réactions de chaque enfant.

Photo : RDNE Stock project / Pexels

Benjamin Josserand

Forme et santé, éducation, sorties, recettes et maison

Benjamin Josserand

Benjamin Josserand a été animateur de centre de vacances, puis cuisinier dans une auberge de jeunesse en Savoie. Il écrit pour Familizine sur les voyages, les sorties et les recettes en famille : destinations accessibles avec des enfants, budget, repas simples à préparer à plusieurs. Il emporte toujours un jeu de cartes en randonnée.