Jane Fonda, 88 ans, veut vivre ses dernières années sans regret après avoir vu son père mourir rongé par eux
Dans le podcast de Michelle Obama, l’actrice explique que la fin d’Henry Fonda a été un déclic. Une angoisse ressentie au début de sa soixantaine a transformé sa façon d’aborder la suite.
En bref
- Jane Fonda, 88 ans, fêtera ses 89 ans en décembre prochain.
- Elle s’est confiée dans The Look, le podcast de Michelle Obama.
- La mort de son père, Henry Fonda, chargée de regrets, a été pour elle un déclic.
- Elle se lève à 5h30 et fait du sport chaque jour.
L’actrice ne parle pas de longévité ni de performance, mais de regrets, et de la manière de ne pas en accumuler avant la fin. C’est la ligne de conduite que Jane Fonda s’est donnée pour les années qui lui restent.
Une confidence au micro de Michelle Obama
Actrice oscarisée, activiste, comédienne de la série Grace et Frankie, Jane Fonda a aussi popularisé le fitness à la télévision dans le monde entier dans les années 1980. Aujourd’hui égérie de L’Oréal Paris et mère de trois enfants, elle s’est confiée dans The Look, le podcast animé par l’ancienne First Lady des États-Unis Michelle Obama. Ses propos sont rapportés par le Journal des Femmes, qui précise qu’elle fêtera ses 89 ans en décembre prochain.
Le regret comme point de départ
Tout part d’une scène vécue de près : la fin de l’acteur Henry Fonda. Sa fille raconte l’avoir vu partir chargé de regrets, et en avoir tiré une leçon qu’elle formule ainsi :
« J’ai vu mon père [l’acteur Henry Fonda, ndlr] mourir avec beaucoup de regrets. Ce fut une prise de conscience essentielle pour moi, parce que si vous ne voulez pas mourir avec des regrets, vous devez vivre la dernière partie de votre vie de manière à ne pas en avoir »
Jane Fonda, actrice et activiste
Cette sérénité n’a pas toujours été la sienne. Au début de sa soixantaine, une angoisse l’a saisie. Elle se souvient s’être dit que c’était la dernière page de sa vie, qu’elle ne savait pas comment la vivre, et qu’elle avait peur de mourir avec plein de regrets. La peur ne portait donc pas sur la mort elle-même, mais sur ce qu’elle laisserait inachevé.

Sur le fait de disparaître, sa position est nette : elle n’a jamais eu peur de vieillir et, dit-elle, n’a pas peur de mourir. La nuance compte pour qui aborde la seconde moitié de sa vie : ce qui l’a inquiétée, c’est le bilan, pas l’échéance.
Une octogénaire qui se dit plus jeune
À 88 ans, l’actrice décrit un état d’esprit apaisé. Elle se sent plus centrée, plus accomplie, plus sereine, très heureuse. Elle précise être célibataire et affirme ne pas se sentir comme une personne âgée. Son seul changement assumé tient en une phrase, prononcée avec humour : « Je fais essentiellement tout ce que je faisais avant, juste plus lentement ! »
Ce témoignage reste celui d’une femme, avec son parcours et ses moyens. Il éclaire une façon de penser le grand âge, sans constituer une méthode valable pour chacun.
Ses habitudes au quotidien
Jane Fonda a déjà décrit quelques routines, notamment au magazine People.
- Le sommeil, qu’elle a plusieurs fois désigné comme ce qui compte le plus pour elle.
- Un réveil matinal, avec une séance de sport quotidienne.
- Le renforcement en alternance, une journée haut du corps, une autre bas du corps.
- Une part d’endurance, intégrée d’une manière ou d’une autre.
Ces habitudes sont les siennes. Elles accompagnent son récit, sans que l’actrice en fasse la cause de son bien-être ou de son absence de regrets.
Photo : Mikhail Nilov / Pexels
